“Le rêve solaire”, une deuxième vie pour les plaques Offset de l’Imprimerie Offset 5 Édition

par | 20 Juin, 2019

le rêve solaire
Parabole I en cours de construction – Aïda Lorrain (étudiante en master à l’Ecole des beaux arts de Nantes métropole) – 2019 – Acier, Plaques offset en aluminium – 670 cm x 250 cm x 220 cm

Il était une fois une jeune artiste : Aïda

 

le rêve solaire

Aïda Lorrain est une étudiante en Master à l’école des beaux-arts de Nantes. Après un parcours atypique et une licence à l’École des arts visuels et médiatiques de l’UQAM à Montréal, elle travaille en art contemporain, à Montréal, notamment dans une petite galerie de quartier, en tant que commissaire d’expositions ou encore comme assistante d’artiste. Elle ouvre son atelier et crée une œuvre dans le cadre de la résidence “Métissages urbains”, autour de l’architecture de places publiques montréalaises.  

Elle s’installe ensuite à Nantes où elle suit un cursus intitulé “Construire les mondes”, qui réunit majoritairement des étudiants qui développent un langage plastique en lien étroit avec d’autres disciplines de recherche, telles que les sciences sociales, l’économie, la géo-politique, la philosophie, les sciences naturelles et l’anthropologie, par exemple.

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En 2018, elle réalise un voyage d’étude au Sénégal où elle suit la piste d’une photographie que son grand-père, Paul Lorrain, astrophysicien canadien, avait prise à Dakar en 1965. Cette photographie représente la première pompe solaire au monde, SECRA, inventée par l’ingénieur français Jean-Pierre Girardier à l’Institut de Physique Météorologique de Dakar en 1962.

C’est la naissance du “rêve solaire”.

Le rêve solaire : genèse du projet

 

“Le rêve solaire” est un projet artistique imaginé par Aïda dans le cadre de son master. C’est un projet scolaire mais c’est aussi une histoire de famille. Sur les traces de son grand père, Aïda découvre l’histoire fascinante et méconnue de l’énergie solaire africaine. Elle rencontre notamment Abdoulayé Touré, inventeur d’appareils solaires qui lui explique : “N’importe où l’on imprime des journaux, il est possible de construire des fours solaires. Les plaques offset en aluminium dont on se sert dans les presses peuvent être réemployées comme matériaux pour concentrer les rayons infrarouges du soleil en un point focal, et ainsi faire chauffer de la nourriture, faire bouillir de l’eau, sécher des fruits… les applications utiles sont multiples.”

À son retour en France, elle souhaite alors intégrer ces nouveaux savoirs acquis.

“Le rêve solaire” devient une oeuvre complète. Film, sculptures, documents d’archives, le projet d’Aïda est monumental.

le rêve solaire
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Aïda réalise un film de 30 minutes racontant l’histoire des technologies à énergie solaire au Sénégal (voir le trailer). Elle regroupe photographies d’archives, documents imprimés sur papier et crée ses propres sculptures. Parmi elles, Parabole I. Cette sculpture reprend à la fois la forme de la parabole solaire, un instrument servant à concentrer les rayons infrarouges pour créer de l’énergie (inventé par Augustin Mouchot en 1866), et la forme de l’hémicycle, un espace architectural politique où l’on débat d’enjeux actuels publiquement.

Lorsque le rêve devient réalité

 

Parabole I est une installation impressionnante qui nécessite de nombreuses plaques en aluminium. En effet, l’aluminium présent dans la parabole permettra à la lumière du film de se réfléchir et d’être projetée sur un mur, en grand format. De plus, pour que ce projet reflète réellement le fruit d’une étude anthropologique, le recyclage de plaques offset s’est imposé comme une évidence.

Mais où trouver assez de plaques offset en aluminium pour construire une parabole solaire de 6,70 m x 2,50 m x 2,20 m ?

À la recherche d’une centaine de plaques offset, Aïda nous a contactés en espérant que nous pourrions devenir partenaires de ce projet.

Une deuxième vie pour les plaques offset de l’Imprimerie Offset 5 Édition

 

L’Imprimerie Offset 5 Édition partenaire du “rêve solaire”

 

Nous avons bien sûr répondu présents à l’appel de cette jeune artiste au projet ambitieux pour l’élaboration de son projet. Ainsi, ce sont 70 plaques offset en aluminium qui ont rendu possible ce “rêve solaire”. En effet, 40 plaques offset ont servi à construire Parabole I, la principale sculpture du “rêve solaire”, 2 plaques ont donné vie à une série de pièces qui réactivent les archives liées à l’histoire de l’énergie solaire. La série s’intitule Archives fantômes. 8 plaques ont été utilisées pour construire des prototypes et maquettes pour Parabole I. Enfin, 20 plaques ont permis à la jeune artiste de tester une projection vidéo.

 

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Nous sommes fiers d’avoir permis à ce projet artistique d’exister.

À court terme, l’artiste recherche un premier lieu, un terrain, pour pouvoir installer Parabole I à l’extérieur et expérimenter ses propriétés énergétiques, son potentiel générateur de formes. Elle se rendra cet été au four solaire de Mont-Louis, dans le sud de la France. Ce concentrateur permet d’atteindre des températures suffisamment élevées pour faire fondre du métal ! Et ce, depuis les années 50. Elle souhaite enfin organiser une exposition collective autour de l’énergie solaire. Qui sait ? Peut-être pourrez-vous la retrouver lors de cette exposition !

 

Mais à quoi servent les plaques offset ?

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 Les plaques offset sont un élément essentiel du procédé d’impression offset. Ce sont des formes imprimantes planes faites d’aluminium et qui permettent de réaliser une impression par reproduction en très grande quantité. Une fois utilisées, ces plaques ne sont pas réutilisables. Nous faisons appel à une entreprise de gestion des déchets qui collecte ces plaques, les trie, et les recycle.

Aïda Lorrain, grâce à son projet, a offert une seconde vie à nos plaques offset.

BRAVO !